Actualités de la Maison

1884 : le jour où Félix Bonnat est devenu chocolatier

En 1884, un tirage au sort entre deux amis décide de l’avenir de Félix Bonnat et de la Maison de Voiron.
Toutes les actualités

Un métier choisi par le hasard

Félix Bonnat est d’abord confiseur liquoriste. Après avoir fait son tour de France de compagnon auprès d’artisans, il s’installe à Voiron en 1882. Deux ans plus tard, il achète au 8 cours Sénozan une partie de l’ancien Hôtel Berne, un vaste bâtiment de 1 400 m² avec des murs de pisé et de pierres bleues capables de garder une température constante.

Son avenir de chocolatier se joue pourtant dans une anecdote très simple. À Voiron, les liquoristes sont nombreux ; Félix et son ami François Labbé, pour préserver leur amitié de toute concurrence, tirent au sort celui qui restera liquoriste.

Une Maison née d’une bifurcation

François Labbé gagne le tirage. Félix abandonne alors l’idée de fabriquer des liqueurs, se concentre sur les sirops et la confiserie, puis donne au chocolat une place croissante. Le hasard a tranché, mais il rencontre un homme déjà curieux du cacao.

Dans les réserves de la Maison, un petit torréfacteur à boule et une meule en pierre de lave laissent penser que le cacao y était déjà travaillé, peut-être pour les liqueurs. Les liens avec des producteurs vénézuéliens remontent eux aussi au XIXe siècle.

En 1884, une adresse, un bâtiment et une décision dessinent donc le début d’une aventure qui continue de se fabriquer à Voiron.

Voiron, un choix de lieu

Félix choisit un bâtiment dont les murs épais maintiennent une température constante dans le magasin. Cette attention à la matière et au lieu précède même la chocolaterie telle qu’on la connaît. À la porte de la Chartreuse, dans une ville de commerce et de liqueurs, le chocolat trouve alors un terrain d’accueil très concret.